Sur un autre point, la paix avec l'Angleterre avait été rompue elle aussi en 1803 et donc la guerre fut de nouveau déclarée. Un nouvelle coalition se forma sous la protection de la perfide Albion avec une alliance entre le Saint Empire romain germanique de François II et la Russie d'Alexandre 1er. A celle-ci devaient se joindre la Prusse de Frédéric-Guillaume III mais ce roi garda d'abord sa neutralité voulant voir se qu'il se passerait par la suite avec les puissances engagées. Malgré tout, ces trois souverains jurèrent de rester ensemble contre le France tant que Napoléon 1er resterait sur le trône car il était alors considéré à l'époque comme un « usurpateur et comme le « fils de la Révolution » qui voulait imposer ses principes et faire chuter toutes les monarchies européennes. Sa Majesté l'Empereur des Français et Roi d'Italie voulait d'abord envahir l'Angleterre en mettant toutes ses troupes au camp de Boulogne mais cette dernière l'apprit et envoya des sommes colossales aux souverains européens pour qu'ils montent toute une armée contre la France qui la détournerait de l'invasion. Napoléon apprit la nouvelle par ses ministres, ce qui le poussa donc à abandonner le camp de Boulogne pour les affronter par la terre. L'armée impériale se transforma alors en Grande Armée et il la poussa à une marche rapide à travers le « vieux continent » en envahissant la capitale du Saint Empire romain germanique en allant jusqu'à Austerlitz. Entre temps, en octobre 1805, un combat naval s'engagea entre la perfide Albion et la flotte franco-espagnole mais cela termina par la défaite de Trafalgar. La célèbre « bataille des trois Empereurs » eut donc lieu le 2 décembre 1805à quelques kilomètres de cette ville, aux alentours du plateau de Pratzen. Napoléon décida de laisser les hauteurs aux coalisés tandis que lui resterait sur le bord du plateau. Par ce commencement de man½uvre, il voulait faire croire à l'ennemi qu'il lui laissait la supériorité comme l'indiquait les anciens codes de guerre. Ce jour-là, il y avait du brouillard très épais qui masquait la visibilité sur le champ de bataille mais le soleil a fini par apparaître, ce qui mit la journée sous de bonnes augures pour l'Empereur. Il mit au point sa tactique et la divulgua à son état-major pour qu'il puisse l'appliquer. Cela consistait à attaquer les coalisés en premier puis à les laisser croire qu'ils commençaient à gagner la partie, ce qui les laissaient avancer et dégarnir leurs positions sur le plateau. Enfin, des soldats de la Grande Armée finirent la man½uvre en encerclant les troupes ennemies et en les écrasant. Ce fut donc l'une des plus grandes, voire la plus grande victoire napoléonienne. Le souverain corse et français révolutionna toute la technique guerrière. L'Empereur fut d'ailleurs surnommé dés cette victoire Napoléon le Grand, comme Louis XIV avait été Louis le Grand. Dés lors, il pouvait tout exiger de ses ennemis. Il voulait tout d'abord la paix mais il exigea aussi des territoires comme Venise qu'il donna à Eugène de Beauharnais, son fils adoptif, et le fit donc prince de cette état. Quelques jours après la bataille, le 5 décembre 1805, Sa Majesté l'Empereur des Français et Roi d'Italie Napoléon 1er rencontra non loin d'Austerlitz l'Empereur du Saint Empire romain germanique François II pour discuter d'une paix stable. Le traité fut signé. Au début de l'année 1806, au mois de janvier, le Saint Empire romain germanique fut dissout et devint l'Empire héréditaire d'Autriche et François II se transforma donc en François 1er. Pour célébrer la complète et grande victoire française de cette campagne, il fut décidé que l'on élèverait une colonne sur la place Vendôme grâce à l'ensemble des canons pris aux Russes et aux Autrichiens à Austerlitz. Elle fut surnommée la « colonne de la Grande Armée ». Elle comportait une grande statue de Napoléon 1er représenté en Empereur romain. Elle fut achevée et montrée au grand public à partir de 1810. En plus, l'Arc de Triomphe de l'Etoile fut commencé cette même année (1806). Il ne sera terminé par contre qu'en 1836, sous le règne du Roi des Français Louis-Philippe 1er, à cause des mouvements de l'Histoire. Sur un autre point, la République Batave fut transformée en Royaume de Hollande par décret et confiée par la grâce de l'Empereur et Roi à son frère Louis qui deviendrait dés lors Roi de Hollande et la fille de Joséphine devint donc souveraine elle aussi de ce pays par son mariage. Leur deuxième fils, Napoléon-Louis, né en 1804 et frère du petit Napoléon-Charles, qui était l'hériter du trône impérial, devint par cela l'héritier de Hollande. Mais la guerre n'était pas éteinte pour autant car la Prusse fut poussée à déclarer enfin la guerre à la France à cause de l'influence et avec l'appui de l'Angleterre. Toute une campagne eut encore une fois lieu jusqu'au moment où arriva la bataille d'Iéna, le 14 octobre 1806. C'est la Reine Louise de Prusse, femme de Frédéric-Guillaume III, qui dirigeait les troupes. Elle dut affronter la Grande Armée et subir une lourde défaite qui lui enlèvera un tiers de son territoire avec aussi un très lourd tribu de guerre. L'armée du royaume de Prusse venait de perdre le grand statut militaire que lui avait procuré le Grand Frédéric, aux XVIIIe siècle.